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Whyle

Suite à un débat sur l'âge et la maturité dans le profil des auteurs, on m'a proposé gentiment de lancer un débat sur cette question. J'ai accepté, d'autant plus que je suis curieuse de savoir comment cette période s'est passée pour vous. Personnellement, ce n'était pas vraiment la meilleure de ma vie, et je suis heureuse qu'elle soit derrière moi, à présent =)

N'hésitez pas à raconter votre expérience, ou ce que vous pensez de l'image de l'adolescence aujourd'hui, si vous vous sentez différents des ados actuels, ect ... Sujet un peu vaste, mais pourquoi pas ? ;)

9/27/2010 #1
Alixe

Je n'ai pas un très bon souvenir de mon adolescence. Pas de drame, mais un mal-être diffus, l'impression de ne pas être bien dans ma peau, d'avoir du mal à me trouver une place parmi mes camarades de classe (pas de meilleure amie, alors du coup me retrouvant souvent non intégrée dans les groupes). Le fait que je n'avais pas encore trouvé ce qui m'intéressait rendait mes études sans intérêt etpénibles (j'ai peu de mémoire et c'est galère pour apprendre).

Je dirais que la vingtaine n'a pas été bien mieux avec l'instabilité amoureuse, des études qui m'intéressaient mais dans une fac où il était difficile de se faire des amis, des examens avec trop de par cœur pour que je les réussisse bien, des concours ratés.

Par contre, la trentaine, ça a été le bonheur. L'apaisement, la confiance en soi, une voie professionnelle trouvée, la maternité. Pour la quarantaine, je vous dirais dans 10 ans ce que j'en pense...

9/27/2010 #2
A Smiling Cat

Alors, je n'ai pas encore 20 ans et je ne suis pas sûre d'être sortie de mon adolescence ...

Mais je peux vous dire que cette période a été marquée par la séparation de mes parents et, même si je sais (savais) que c'était pour le mieux, j'ai eu beaucoup de mal à m'y faire ... Honnêtement, je ne suis pas sûre d'avoir vraiment tourné la page... C'est pour ça que je dis souvent que je suis en "crise d'adolescence" avec mon père.

La fin du collège et le début du lycée ont été vraiment galère pour moi ... les changements de mentalités, donc pas envie de rester avec les mêmes gens ... les incertitudes, les avis qui changent rapidement ... le besoin d'indépendance mais la peur de quitter le cocon familial ... Finalement, le côté pratique (et financier) s'est imposé, je suis restée chez ma maman pour mes études

C'est vraiment compliqué, cette période ...

9/27/2010 #3
Lady Ange Shadow

Hum, c'est une période très mal vécue.

Je n'ai que 18 ans, mais la page est tournée pour moi.

Pour la période 12-16 ans: je ne me souviens pas d'environ une année de ma vie, qui a été traumatisante, celle de mes 12/13 ans (tentative de suicide, boulimie...) ça m'a suffisamant marquée pour être suivi de quatre ans de dépression, dont deux ans de suivi psychiatrique avec interruptions. J'étais une personne très renfermée, violente, solitaire, en un mot: invivable pour le reste de mon entourage. C'est d'ailleurs à ce moment-là que j'ai commencé à écrire.

Je suis heureuse que cette période soit derrière moi, même s'il reste des séquelles, malheureusement: je suis timide, je n'aime pas parler de moi dans le monde réel, et je suis toujours sujette aux hallucinations et hallucinoses.

9/27/2010 #4
Whyle

Je vous comprends, votre parcours à chacune est difficile. Heureusement que vous vous en êtes bien sorties.

Merci pour vos témoignages, c'est enrichissant. Et au moins, je me sens moins seule. Je me dis (sans vouloir me réjouir de votre malheur, bien entendu) que je n'ai pas été la seule à bien galérer, prendre cher et morfler durant cette période.

9/27/2010 #5
Armenius

Moi aussi, je suis une toute jeune adulte donc je ne sais pas encore très bien si je peux me considérer comme sortie de l'adolescence. Je me considère dans un entre-deux : l'adolescence et l'âge adulte. Donc il n'est pas encore question de page tournée ou non.

Par rapport à ma vie au collège et au lycée, dans l'ensemble, mes souvenirs sont assez mitigés. Il y a eu beaucoup de moments de bonheur intense et d'autres bien moins joyeux (mais tout ceci est relatif). La différence maintenant, c'est que je ne vais plus vivre chez moi pendant la semaine, que je serai plus éloignée, les responsabilités que ça engendre pour couronner le tout... Il y a eu des moments où j'avais l'impression d'avoir mûri et suffisamment d'autres pour me dire que non, j'avais régressé. Donc à vrai dire, je ne sais pas encore comment considérer tout cela puisque ce n'est pas encore complètement fini pour ma part. Quand pourrais-je me considérer comme une "femme" ? Bref. Dans ma tête, je suis encore une gamine qui traîne ses problèmes de coeur à la con, rien de bien original. ^^

Par contre, j'ai souvenir d'une chose : j'étais bien plus intelligente et mature au collège. :) (D'où l'idée de régression).

Mais sinon, je me souviens clairement de certaines périodes où je ne comprenais pas pourquoi les adultes me disaient tout le temps "Profite de ton adolescence, ce sont les plus belles années de ta vie !" ce avec quoi je n'étais absolument pas d'accord mais je crois que j'entrevois leurs raisons de manière un petit peu plus claire aujourd'hui.

EDIT : j'avais l'impression de manquer de franchise et de faire comme si certains événements marquants de ma vie n'avaient jamais eu lieu alors que je vis avec au quotidien. Et voir que vous êtes toutes si honnêtes ici m'a donné l'impression de jouer les amnésiques. Donc je reviens pour dire que mon adolescence ne s'est pas limitée à quelques amours compliqués et/ou infructueux ni à l'éloignement de mes amis, non. Il y a eu de très bons moments bien sûr, des souvenirs qui resteront, des personnes aussi. Pour autant, ce que je raconte plus haut n'est pas faux.

Le lycée a été un commencement difficile et hésitant du fait que j'étais perdue et loin de mes amis, que l'environnement ne me plaisait pas du tout. Mais pas seulement, il y a eu des périodes très dures à gérer avec mon copain qui manquait de confiance, en lui comme en moi malgré tous mes efforts pour le rassurer. Il y a eu en fin de seconde, une période où j'ai dû faire face à deux problèmes majeurs, sentimental et familial, en plus de quoi je recevais une correspondante allemande qui ne comprenait pas toujours les raisons de mon état perpétuellement ailleurs. En première, j'ai vécu l'événement le plus grave de ma vie, événement qui a fait volé en éclats le cocon doré dans lequel je vivais avec ma famille, la stabilité dont je disposais. J'ai cru perdre la tête et c'est à ce moment-là que je me suis rendu compte de toutes les choses futiles pour lesquelles j'avais versé des larmes. Je l'ai regretté. Se dire qu'on ne fait pas la différence entre ce qui est grave et ce qui ne l'est pas, c'est une grosse remise en question. Et malgré mes erreurs, j'ai l'impression de n'avoir rien appris, que je les referai quoiqu'il arrive.

Ceci dit, je peux être heureuse quand même. C'est assez instable mais ça arrive.

Je sais que ce n'est qu'un edit et que vous ne recevrez pas de notifications à ce propos mais peu importe. Au moins je l'ai fait et je n'ai plus l'impression de mentir.

9/27/2010 . Edited 12/4/2010 #6
Loufoca-Granger

Je ne sais pas si je suis encore une ado ou non (20 ans bientôt 21 mais parfois je suis encore une ado voir une gamine pure et dure).

Mais disons la période 12-17ans a été divisée en deux partie. Celle du collège qui n'a pas été facile a vivre pour plusieurs raisons que je n'étalerais pas ici et celle du lycée ou même si j'étais encore mal dans ma peau (je le suis toujours un peu), j'ai quand même bien profité, fait les pires bêtises du monde mais en même temps je me suis tellement éclatée.

Mais de toute façon je ne pense pas que l'adolescence puisse se dérouler parfaitement bien. C'est comme un passage, c'est une période ou on grandi, il ya plusieurs changements donc on doit forcément la vivre plus ou moins bien. Ceux qui ne vivent pas cette fameuse crise d'adolescence, je pense qu'ils la vivent plus tard, une fois adulte et c'est mieux de la vivre en étant ados parce que c'est mieux vécu par les autres à cette période là dans le sens ou il y a des bêtises qu'on fait ados qu'on ne peux pas faire une fois adulte.

9/27/2010 #7
Valence

Lady Ange Shadow: dans mes bras, ô ma soeur jumelle!

J'entre encore dans la catégorie adolescent (16 ans) mais je considére vraiment que mon adolescence à été divisé en deux partie bien distincte:

Entre mes onze et mes quatorze ans, et sans vouloir tomber de le mélodrame à deux sous, ce fut l'enfer, tout simplement. J'étais la fille bizarre, la freak, la weirdo, celle dont ont pouvait rire parce qu'on savait que les profs ne diraient rien, vue qu'on non plus ne l'aimaient pas beaucoup (si quelqu'un à envie de sortir les violons, ce serait le bon moment.) Ce furent trois années atroces. Je n'entrerai pas dans les détail, je ne suis pas assez masochiste pour ça, surtout que cette histoire n'a même pas le mérite d'être originale, mais disons juste que ça à été très dur. Après, j'ai changé de programme à l'école, ce qui a énormèment aidé (même si je passerai le reste de ma vie à maudire l'école internationale). J'ai rencontré des nouveaux gens et ma vie a changé du tout au tout. Pour le mieux, grâce au ciel.

Même si ça été une période très douloureuse, elle m'a quand même beaucoup influencé...En bien et en mal. Elle m'a rendu mature, autonomne et à fait qu'aujourd'hui, je me fous du qu'en dirat-on. Ces trois années m'ont beaucoup endurci (pas exemple, je n'ai pas versé une seule larme depuis 2008..) Par contre, elle m'a aussi rendu cynique, dificile d'approche, pessimiste, méprisante, froide et m'a fait perdre beaucoup de mon empathie (disons qu'aujourd'hui, je pratique la méthode du "arrête-de-chouiner!" avec les gens qui ont des problèmes).

Je crois que l'adolescence est une période difficile pour tout le monde ou presque et que les gens qui disent que c'est la plus belle période de notre vie ont oubliés ce que c'est que d'être adolescent.

(Moi, amère? Pas du tout, voyons...)

9/27/2010 . Edited 9/27/2010 #8
Raven Hawkeyes

Je sors de la catégorie Ado mais j'entre dans la catégorie Adulte. Je ne le suis pas encore, tout simplement car je ne me considère pas prêt à prendre toutes les responsabilités qui viennent avec le fait d'être adulte.

Autrement mon adolescence a été eh bien pas terrible... Pareil à mon enfance dirais-je même. Il y a beaucoup de raisons plus ou moins grave, petite et grande mais c'est principalement dû au divorce de mes parents qui en est le principal responsable de par la création d'une ambiance et d'un climat... bref.

Résultat je me suis renfermé sur moi-même et suis devenu l'asocial par excellence jusqu'à mes 15 ans. J'ai fini par m'ouvrir mais j'ai encore besoin de mes moments de solitude...

Je sais aujourd'hui que je ne manquerais pas mon enfance ou mon adolescence.

Mes amis disent en plaisantant que je suis agoraphobe, peut-être ont-il raison. Je ne pense pas, du moins je ne pense pas l'être. Je suis juste moins à l'aise qu'eux quand je rencontre de nouvelles personnes.

9/29/2010 #9
Loufoca

Si vous m'aviez posé la question il y a deux-trois ans, j'aurais répondu que l'adolescence était une période vraiment horrible de ma vie. Pourtant avec le recul (et peut-être un semblant de maturité du haut de mes 24 ans hum), je me rends compte que ça aurait pu être bien pire: je n'ai pas eu de problèmes majeurs, que ce soit avec mes amis, ma famille ou dans mes études.

Ce que je retiens de ces années c'est surtout une grande frustration. Beaucoup d'ados se "cherchent" à cette époque, font ce qu'on appelle la "crise d'adolescence" mais ça n'a pas vraiment été le cas pour moi. J'ai l'impression que j'ai passé ces années à jouer la comédie et à me fondre dans un moule pour plaire à tout le monde. Je suis peut-être passée à côté de certaines choses essentielles, je ne sais pas.

En tous cas, je n'ai pas la nostalgie de cette période mais je n'en ai pas de trop mauvais souvenir non plus. Je pense simplement que ce que je vis actuellement, même si c'est infiniment plus dur, est aussi beaucoup plus intéressant.

9/30/2010 #10
Maeglin Surion

Hum, j'ai 20 ans, et personnellement j'estime avoir laissé mon adolescence derrière moi depuis un bon bout de temps. D'après mes proches j'aurai raté ma crise d'ado, raté dans le sens "oublié de la faire" (heureusement, ma cousine s'en charge pour moi u_u 8D).

Je ne garde pas de souvenir très marquant de cette période, comme bon nombre de jeunes de mon âge malheureusement, j'ai eu affaire au divorce de mes parents, période très difficile en soi, des hauts et des bas comme tout le monde je suppose.

Le passage du collège au lycée a été un réel changement, au collège j'étais dans la pire classe du bahut, on devait être trois ou quatre à être là avec l'envie de bosser et d'apprendre... Au lycée, pas trop en seconde mais vers la 1ère et la Terminale, comme ça se spécialise plus, on se retrouve avec des personnes qui veulent faire la même chose que vous. En ce qui me concerne, j'ai fais une série S, du coup il n'y avait plus de perturbateurs dans ma classe, c'est très select chez nous.. Ce qui en somme n'était pas plus mal.

Ensuite vint la fac, encore un gros changement, l'arrivée dans un endroit où on connait personne, même si on est habitué (j'ai déménagé 5 fois, ai presque fait le tour de France) est toujours difficile. Mais une fois qu'on a pris ses marques, ça devient plus simple, si ce n'est le fait qu'en grimpant dans les années d'études, ça se spécialise, et on a pas toujours les mêmes préférences que nos camarades, nouvelles séparations, nouvelles difficultés.

Mais la vie est ainsi faite ! La période de l'adolescence, en dehors du début des changements du corps n'est pas particulièrement significative pour moi, donc ^_^; Enfin, ça m'a quand même rendu bien plus mature que je ne l'étais avant. Ce que je trouve bénéfique, en un sens, même si ça vient d'expériences "désagréables".

9/30/2010 #11
Oceanna

Hé bien...

Je ne me considère pas comme une adulte - mais je pense du haut de mes 19 ans que j'ai laissé une partie de mon adolescence derrière moi.

Souvenirs doux-amers, que j'évoque avec un sourire ironique. Collège. Mal dans ma peau, comme beaucoup, incapable de voir les gens qui auraient pû être de vrais amis, tendance à me tourner vers un autre groupe justement parce qu'ils ne m'acceptaient que du bout des lèvres. J'ai eu la chance, toutefois, de ne jamais avoir été vraiment seule (même si je l'ai ressenti souvent comme ça) : ma solitude, ça a été pendant l'enfance. Mal dans ma famille, marqué par la découverte à mes treize ans de voir qu'on pouvait en vouloir à mort à son père - et la cicatrice qui me reste encore maintenant d'être une mauvaise fille et qui me suivra encore longtemps, j'en ai peur. Mais bon, je ne vis pas si mal avec, alors pourquoi m'en plaindre ?

Lycée. Les grands bouleversements. Seconde : abandonnée par le groupe d'amis que je suivais depuis... environ la maternelle. Entrée sous l'aile d'une fille rebelle (vous savez, ces personnes toujours actives, sociables et qui cachent pourtant un grand mal de vivre qui ne les rend pas plus aimables avec les autres et même souvent venimeuses), que je suivais avec adoration et une pointe de lucidité - ce qui a fait que quand nous nous sommes éloignées, je l'ai mieux vécu qu'avec les autres. Assez mal pour me donner une autre impulsion, mais bon, c'était pas négatif, elle m'aurait bouffée, sinon. C'est peut-être ce qui m'a le plus donné envie de m'affirmer selon mes propres règles et non pas les images que me renvoyaient les autres (images menteuses, réductrices). Envie aussi d'affirmer ma solitude, dont j'ai fait une force l'année suivante. Beaucoup de mal-être, mais c'était la première fois que j'avais la tête haute.

Et Terminale. Suivi des ateliers d'écriture où je me suis épanouie comme une dingue autour de femmes adultes. Découverte de la philo avec un prof génial. Redécouverte de mes propres émotions que j'avais enfoui en moi. Redécouverte du monde. Découvertes des deux filles qui sont devenues mes meilleures amies. Refus de mon propre dolorisme. Envie de partir du lycée, d'explorer le monde, de rentrer en prépa. Premier séjour international à Avignon, émerveillement de découvrir qu'il y avait bien des timbrés de mon âge avec qui je pouvais énormément partager. Mon adolescence s'est finie sur un éclat de rire (et quelques crises de larmes XP).

Elle est pas belle, la vie ?

10/1/2010 . Edited 10/1/2010 #12
Leo Poldine

En la vivant, j'ai eu l'impression de bien vivre mon adolescence, en tout cas les premières années. Avec le recul de mes 22 ans, j'étais assez renfermée. Bonne élève, avec peu d'amis, un peu exclue... Qu'est-ce qui a entraîné le reste ? Je ne sais pas. Les amitiés que j'avais me semblaient superficielles, et m'apparaissent ainsi encore plus cruellement aujourd'hui.

Le retour en France, en prépa, a été une grande étape pour moi, que j'ai très bien vécue malgré la difficulté du cursus. Je pense avoir beaucoup mûrit et m'être épanouie à partir de ce moment, j'y ai rencontré mes meilleures amies (Tallia, si tu passes par là). Paradoxalement, c'est aussi à cette période que j'ai vécu l'évènement le plus grave de toute ma jeune vie.

Alors au final, qu'est-ce que j'en retiens ? Je ne sais pas trop. Un sentiment diffus, à cette époque, d'être déphasée, pas sur la même longueur d'onde que mes camarades. Sentiment que ne connais plus depuis que j'ai rencontré quelques personnes. Je pense donc que l'adolescence, c'était pas la grande joie pour moi, sans être un drame non plus. Mais que je préfère avoir 22 ans, malgré certains événements, que d'en avoir 15.

10/1/2010 #13
Oceanna

Je t'approuve totalement, même si je n'ai pas vécu la même chose que toi. L'adolescence, même si elle n'est pas douloureuse, elle est mieux une fois avalée.

10/1/2010 #14
Machin-Chouette

Mebahiah, je suis navrée, mais ce que tu racontes est trop dur pour un forum supposé être lu par les + 13 ans. J'ai eu mal en lisant. Je compatis, mais je ne peux pas laisser.

Alixe

10/1/2010 . Edited by Alixe, 10/1/2010 #15
Machin-Chouette

Ah oui!

j'avais oublié de dire que j'avais vu cela sur une bande dessinée et comme je suis en verve, je me suis laisser aller.

Mon ado fut géniale! j'ai ramassé plein de pommes en septembre, j'ai bêcher plein de jardins en automne et au printemps; j'ai été au bois en vélo ou à cheval sur le porte bagage de la mob du père. j'étais souvent à la pêche et j'ai eu mon certificat d'études deuxième du canton derrière une fille, la honte! après l'usine je jouais au foot, j'ai fait de la spéléo et j'aimais bien retourner de grandes quantités de galets fins pour y trouver des coquillages. J'aimais aussi m'asseoir au pied d'une fourmilière et les regarder vivre. J'aimais écrire des n'importe quoi. Poèmes ou éructations! j'ai même fait des nuits entières sous les étoiles à guetter les soucoupes volantes. J'ai fais des camps de jeunes deux fois à Capendu, et une fois à Montbrun les bains, Cavaillon les avignon, tigy, Roquesteron et bonnevaux le prieuré. Plein de messes chantées à la guitare. Pas moi, chai pas joué et je chante comme une casserole. Ah aussi au printemps, en jour de pluie, j'allais aux escargots de bourgogne pour les manger à la pentecôte, c'était rituel. Et les champignons, et aussi on faisait des tipis, des maisons de feuilles ou carrément de maisons de guêt dans les arbres et plein d'autres choses et on était heureux et on éclatait de santé et on exultait; ah oui, je la regrette ma vie d'enfance. Mon violon d'ingres habitant prés du fleuve faire des ricochets ou faire des radeaux avec des planches et des joncs et vogue la galère dans les rapides. Des fois, on revenait à la nage (chaipanagé)ou des fois on revenait à pieds. La belle vie que j'ai eu; j'avais écrit tout cela une fois pour une bio dans cinq milles ans. Je vous aime les enfants. . Elle est belle mon année d'ado. On vieillit trop vite.

10/1/2010 . Edited 3/10/2011 #16
Lady Ange Shadow

Meba, je tenais juste à te dire que le premier post m'a beaucoup émue

10/1/2010 #17
Mlle Violine

Haaaa, sujet épineux qu'est l'adolescence, je vois d'ici les mines s'allonger derrière les écrans, les souvenirs revenir par vagues, les émotions, les moments de déprime etc...Personnellement, j'ai eu une période très très douloureuse dans mes quatre années de collège, et mon année de seconde. Après...On va pas dire que ça a été le nirvana, mais c'était déjà un peu mieux.

Que je vous explique...J'ai eu du mal avec mes amis, de tous temps je crois. Et pourtant j'accorde une importance fondamentale à l'amitié, aujourd'hui elle tient une place de choix dans ma vie...Je ne peux tout simplement pas me passer de mes amis ! Ils sont tout pour moi.

Et au collège, je m'en suis pris plein la gueule, tout simplement. Pendant quatre ans. On me donnerait tout l'or du monde, j'y retournerais pas ! Plus jamais revivre les soirées à avoir mal au ventre en pensant au lendemain, plus jamais avoir peur qu'on me casse la gueule en sortant du collège, plus jamais me faire traiter de tous les noms parce que les collégiens pensaient que j'étais lesbienne...Plus jamais, quoi. Et je n'exagère même pas ! C'est pas mon style...Je dis juste que cette période de ma vie a été tout bonnement affreuse, et étant donné les idées de mes parents je ne pouvais en parler à personne...L'horreur, perso.

Maintenant que ça va mieux, je traverse une phase post-adolescence où je me pose encore trois millions de questions sur moi-même...Sur mon avenir, sur des questions très perso que je ne dévoilerai pas ici, sur ce que j'ai vraiment envie de faire, sur ma maturité émotionnelle aussi et surtout.

Voilà...

10/11/2010 #18
Miliampere

Je me vois un peu comme Loufoca, même si je n'ai que 19 ans donc encore une ado par beaucoup de points de vues.

L'adolescence que j'ai vécu jusque là a été parfois géniale, parfois horrible.

Sixième, cinquième, un groupe d'amis banal à tous points de vues, une filles comme les autres...

J'ai fais la fin de ma 5ème et toute ma 4ième en guyane, 18 mois de pur bonheur je me suis vraiment sentie chez moi, et c'est la bas que j'ai rencontrer celle que je considère comme une "troisième soeur".

En revenant, pour ma 3ème, je suis tombée plus bas que terre, classe affreuse, mal dans ma peau, problème médicaux, pleurer tous les soirs, bref, je ne voudrais jamais la revivre.

Au lycée ça c'est arrangé, on a tous mûri et j'ai rencontré un groupe de filles que je ne pourrais jamais oublié!

Sauf que voilà, alors que tout allais bien, déménagement, j'ai du quitter mes amies, mon groupe, bref une partie de moi. Un vrai déchirement. Je suis arrivée en terminale en région parisienne, complètement détruite, sans sourire, sans vivre, comme un automate, tu souris parce que t'a pas le choix, à pleurer toutes les larmes de ton corps parce que t'étais seule dans un endroit ou tu connaissais personne.

Mais bon tu fini toujours par t'en remettre et paf, t'as ton bac tu pars à la fac. Aujourd'hui ça va, j'ai toujours des tonnes de problèmes que ce soit médical ou personnel, mais comme Loufoca l'a dit plus haut, avec le recul je me dis que ça aurait pu être pire, mes parents sont toujours là, personne n'a de grave maladie, j'ai eu mon bac et mon permis du premier coup, j'ai validé ma première année de fac...

C'est vrai que j'ai pas eu de chance, et que j'aurais encore plein de coups durs mais dans l'ensemble, j'ai une famille qui m'aime et des amis aux quatre coins de la france, alors quand je pense au passé, c'est parfois avec nostalgie, regrets, ou colère, mais bon, au final, c'était ptet une adolescence comme une autre.

Je pense comme toi Loufoca quand tu dis que tu as jouer la comédie en te fondant dans le moule, j'ai l'impression d'avoir fait pareil pendant des années et de continuer encore aujourd'hui, alors peut etre que dans trois ou quatre ans je dirais autre chose! ;)

10/12/2010 #19
Lena Zeinyom

Je me lance à mon tour après quelques hésitations.

Je crois que je n'ai pas vraiment connu la période de l'adolescence. Disons que je n'ai pas fait de "crise" ou de trucs dans le genre. En fait, j'ai eu l'impression d'entrer d'un seul coup dans le monde des adultes, mais je me souviens tout de même que mes années collège et lycée n'ont pas été roses tous les jours.

Au collége, j'étais une "originale". Très obéissante envers mes parents instituteurs et détestant par dessus tout les conflits et les réclamations (qui a dit "effacée"? Peut-être...), je ne connaissais rien de ce que connaissaient les autres : séries, films, sorties, vêtements... Des mondes inconnus pour moi. Avouez que ce n'est pas pratique pour nouer des contacts.

Je n'ai eu le droit de sortir de la maison (et toujours accompagnée) qu'à l'âge de 15 ans. Autant dire que je ne faisais rien. A l'époque, j'ai beaucoup souffert de mon apparence, grand sujet de moqueries. J'étais habillée principalement de vieux vêtements ayant appartenu à d'autres membres de ma famille ou de vêtements achetés de temps à autre par mes parents. Pas de pauvreté, simplement je n'aimais pas réclamer et mes parents n'ont jamais ressenti le besoin de... comment dire... m'embellir ?

Je crois que la différence vestimentaire et le fossé de culture sont les deux points qui ont marqué mon collège. Ceci dit, j'avais quand même deux ou trois très bonnes amies avec lesquelles nous partagions le plaisir de la lecture ou des arts : tout n'était pas horrible, loin de là. Ce n'était pas tout noir. Juste bien gris.

Au lycée, c'est une autre histoire. Les deux première années étaient intéressantes et je pense que - contrairement au collège - je connaissais tout le monde. J'avais changé (ma puberté s'est présentée très tard, à la fin de ma 3e/début lycée) et j'affirmais et assumais désormais ma personnalité. J'ai commencé à me détacher du "oui amen" envers mes parents.

En fait, c'était surtout dû au fait que je m'étais ouverte à d'autres horizons et que je maîtrisais d'autres mondes que "l'école" : musique et danses traditionnelles ou irlandaises, sports nombreux, premières sorties... Je découvrais que je pouvais avoir une place ailleurs, dans d'autres cercles et principalement parmi des adultes, et que le lycée n'était qu'une petite étape en fin de compte. Ces deux premières années là ont été agréables.

Après, la dernière année, c'est redevenu différent. Suite à un gros conflit avec ma classe de terminale L (je venais de 1ere S), je me suis à nouveau retrouvée isolée. Ceci dit, faisant partie d'autres mondes, je crois que ça m'a beaucoup moins touchée. Et de toute façon, je ne partageais plus les centres d'intérêt des autres : je venais de rencontrer mon homme (oui oui, l'actuel) et notre différence d'âge m'avait forcément fait murir très rapidement.

Arrivée en prépa, je ne pense pas qu'on puisse encore parler d'adolescence, les difficultées que j'ai rencontrées étaient plutôt celles d'adultes. Très grande pauvreté, difficultés relationnelles avec nos familles respectives pour notre choix d'être ensemble, obligation de travailler en plus des études et de l'apport de mon homme pour s'en sortir... J'ai vécu parmi les alcooliques, les repris de justices, les bêtes et l'humidité dans des lieux que je ne recommanderais à personne...

Je vous passe finalement les détails. Ce furent les pires années de ma vie, même si je ne regrette pas où elles m'ont menée. J'ai appris à me "battre" et j'ai brillamment réussi mes études, je n'ai plus de problèmes d'argent, j'ai appris à profiter un peu plus de la vie et mon couple est incroyablement solide. (On a grandi avec le pire - rien ne nous fait peur ^^)

Mais je trouve intéressant cette partie sur mes études supérieures parce que j'ai parfois l'impression de faire une crise d'adolescence tardive aujourd'hui. Je suis en conflit avec mes parents (je leur en veux de ne pas avoir levé le petit doigt et nous avoir laissé à la rue trop longtemps : on aurait pu s'en sortir avant) et je me fait plus plaisir qu'avant (même si l'expérience me fait faire attention) : livres, bandes dessinées, DVD disney (oui oui, le rêve n'a pas d'âge ^^), vêtements, loisirs sur le net... Je tente parfois de rattrapper ce que j'ai manqué avant qu'il ne soit trop tard.

Bref. Beaucoup de difficultés, c'est vrai... mais beaucoup d'expériences intéressantes également (mais attention : je ne revivrais les années galères passées pour rien au monde !!) et je suis heureuse aujourd'hui. Voilà. C'était là ma "petite" contribution à ce topic.

Lena.

10/12/2010 #20
AnyaMalfoyette

*anya met timidement les pieds sur le fof et zieute un peu partout... elle reconnaît plus rien^^ mdr*

bref...

Mon adolescence, je suis encore en plein dedans, même si j'ai toujours été précoce et que, intellectuellement, je me situerais plus vers les 20-25 ans. Enfin, on ne peut pas changer sa date de naissence^^

L'adolescence... Bien, c'est simple, je l'ai très mal vécue.

Depuis petite, j'aimes choquer et faire bouger les choses, changer les mentalités, essayer d'ouvrir les autres au différent, apprendre aux autres la tolérence et le respect... Quite à ne pas avoir d'amis du tout... J'étais donc la petite fille allumée, avec qui on traînait pour rêver le temps d'une récré de déesses celtes amoureuses de rois de frances... Toujours, la première, sans jamais ouvrir un seul de mes manuels, on me laissait complêtement végéter, sans songer à me faire sauter un degré. Je l'ai très très mal vécu, connaissant bien des choses, curieuse, mais reléguée au fond de la classe, car les professeurs étaient agacés de me voir lever la main. Ajoutez à ça le fait de n'avoir pas exactement le père dont on rêverait et une santé très défectueuse, disons que l'hôpital, j'avais un abonnement à l'année.

Donc, mon entrée au collège s'est très mal passée, car est venu, la terrible réalité: le travail. N'ayant jamais appris à le faire, j'ai commencé à paniquer, et la descente aux enfers commença... je commençais à ne plus aller en cours, à essayer de maigrir le plus possible , à me faire mal, à me bousiller, à essayer tout ce qu'on peut décemment essayer pour mourir jusqu'au jour où... Le point de non retour.

A ce moment, ma mère l'a enfin deviné ( pas très compliué dans une chambre d'hôpital, après une tentative de suicide) et a décidé de me remettre sur la bonne voix... Voici donc le fabuleux ballet des médecins, des psys, des médicaments, beaucoup de médicament... Toujours trop, pour tout, et dont je suis toujours victime...

En paralèlle, j'ai commencé à me faire un réseau d'amis, certes pas très proches, mais assez pour me faire sentire bien moins seule en classe.

Les cours sont toujours aussi difficiles, car je comprend très bien les sujets, mais le simple fait de me mettre devant une feuille me fait trembler... alors, je n'apprends pas beaucoup, et mes notes en pâtissent.

Et depuis, ma vie oscille entre mes périodes "spleen", mon humour ridicule et les essais de ma mère quand je ne suis pas assez bien pour me lever de me redonner le sourire....

hum... Pas sûre que ce soit intéressent, mais voilà, c'était pour donner mon avis sur la question et pour participer un peu au fof, ce dont je n'ai plus le temps ni le courage de faire en ce moment.... :-D voili voilou , je vous laisses, et je vous dit A+, peut-être^^

10/20/2010 #21
Leo Poldine

Oui, c'est intéressant, Anya, merci de partager ça avec nous.

Et contente de te voir, même en coup de vent !! Biz

10/20/2010 #22
tronchederoswell

La chrysalide est devenue papillon lorsque j'ai su que j'attendais deux petits paquets de bonheur...Je suis passée du stade "enfant" à "adulte" à la première échographie! Merci mes filles!

10/26/2010 #23
Lady Ange Shadow

Des jumelles? J'espère qu'elles ont fait leurs nuits rapidement! ^^

10/26/2010 #24
tronchederoswell

Hélas, toujours pas... ça fait 19 mois...

10/26/2010 #25
Oceanna

Hé bien, je compatis...

Mais en tout cas, j'ai trouvé ton premier post, très beau ^^

10/27/2010 #26
Lady Ange Shadow

Courage! Quan ça finira par leur passer elles trouveront une autre manière de te fatiguer... en apprenant à courir! (ma meilleure amie a un frère jumeau, leur mère les promenait en laisse quand ils étaient petits ^^)

10/27/2010 #27
tronchederoswell

Oh, je connais, elles marchent depuis plus de six mois déjà et je ne peux plus utiliser les étagères en-dessous d'1,20m car elles savent maintenant chercher de quoi les réhausser pour atteindre ce qu'elles convoitent... une imagination sans limite! Et à deux, c'est encore plus drôle! J'espère toujours que ça se calmera plus tard, et en même temps, je ne regrette pas mon chez-moi trop calme d'avant...La vie est frénétique, mais ça en valait la peine!

10/27/2010 #28
xD Mini xD

Je viens enfin sur ce sujet, assez délicat, qui en fait apprendre beaucoup sur les personnes et sur nous. Moi, jeune fille de 17 ans, on peut donc dire que je suis encore dans l'adolescence. Je ne sais pas trop quand elle a commencé mais en tous cas, elle n'est toujours pas finit. Je peux dire que mon Adolescence est découpé en deux gros morceaux, la partie ou j'envoyé chié mes parents mais surtout ma mère, tous les jours, c'était prise de tête, claquage de portes dès fois et l'autre partie, ou je m'engueule plus avec mes parents comme avant mais ou je me cherche encore.

Je vais commencer par la Maternelle. En Maternelle, j'étais le bouc émissaire des autres. J'avais une amie (qui l'est toujours) mais à cette âge là on est dans notre monde donc elle m'aidé pas et je l'a comprenais. Pour moi à cette âge là, je trouvais cela normal.

Ensuite vient, la Primaire, dure passage pour moi. J'étais toujours le bouc émissaire mais un peu moins. Quand j'étais au Ce1 et Ce2, j'avais un manteau rose. Je me rappelle qu'on me surnommer "Cochon rose" car j'étais petite et ronde. Je n'avais pas trop d'amis à cette époque a part toujours la même. Je me rapelle que j'avais pris aussi sous mon aile un garçon, qui est devenu mon ami par la suite, qui vivait la même chose que moi. Ca était mon voisin au Cm2 et je me souviens que je lui avais mis une claque en plein cours, dure souvenir, je n'aime pas taper les gens, ni les insulter. Aussi, mon père, m'avait inscrite au Karaté pour que je prenne confiance en moi et que je sache me défendre. Ca à un peu marcher, je sais me défendre (enfin je dois avoir regrésser depuis) et j'ai un peu plus confiance en moi mais pas vraiment.

Le collège, nouveauté, bouffée d'air. Le collège, je ne me souviens pas trop de mes premières année, à part la cinquième ou mes profs disaient "Amélie est encore Bébé". Début Quatrième, j'avais mûrit d'un coup, j'étais grande dans ma tête, tellement que les filles me soulait et je trouvais les garçons trop immatures. Pendant cette période, j'étais aussi pérsécuté par des gars plus jeunes que moi. J'ai eu aussi un gros conflits avec deux amis qui m'a marqué. Maintenant, je déteste me prendre la tête avec mes amis, j'évite tout conflit. Je me cherchais physiquement, je n'avais pas de look a poprié, je n'aimais pas la mode (ça n'a toujours pas changés) et je n'aimais pas les fringues que j'avais. Ma troisième a était ma meilleure année au collège. Mais d'un coté, j'en pouvais plus d'être dans ce collège, les filles me soulait à faire leurs Pouf's, les garçons m'énervait à être trop immatures. C'est pour cela, que je n'avais pas d'amis garçons. Et en plus, notre petite bande de filles de début d'année s'est fissuré. Je faisais le hibou entre mes deux amies.

Le lycée, j'étais préssé d'y être mais j'appréhendais aussi. Loin de mes amis du collège. Arrivé au lycée, j'avais complétement changés de look, je me foutais des regards, personne ne me connaissait. Donc je suis arrivé à mes Pantalons Baba Cool. Ma seconde, a était une année géniale. Ma première, un peu moins, déjà niveau amie, ça s'est séparé. Une amie, trainait toujours avec un groupe ou il y avait 3 couples. Je comprenais son besoin de s'intégrer dans sa classe mais cela me soulait qu'elle vienne jamais avec nous. En Term, c'est toujours pareil mais ça me passe au dessus de la tête. Mais surtout niveau travail. J'ai pas de problèmes avec cela, je bosse depuis ma Primaire. Car si je bosse pas, je me casse la gueule. Bref, je bossais à fond, mais mes résultats ne suit pas mais alors pas du tout. J'ai eu un début de déprime, mais ça m'est vite passé. Je me suis fait à l'idée que je redoublerai, pour cela je cherchais un bac pro mais finalement je suis passé. Je sais pas si ça était une bonne idée ou quoi, mais les Profs m'ont dit que j'ai la capacité de réussir. J'en doute beaucoup au vue de mes résultats de maintenant.

Mon année de Term, ou je suis en plein dedans, est géniale comme affreuse. Génial, coté amie, même si dès fois, c'est pas trop ça, mais affreuses, niveau boulot et cours. On a une tonne de devoirs, tellement que je sais plus par ou commencé, je sature niveau profs (avoir 2 ans, les mêmes c'est Horrible) et j'en ai marre de voir que mes efforts ne paient pas et surtout de voir qui yen a qui bossent moins et qui de meilleures notes que moi et surtout qui se plaignent. Mes résultats ont fait que j'ai commencé à Fumer, pour oublier ses mauvaises notes, avoir un moment de liberté. Mes parents, l'ont appris, il n'y a pas longtemps. Ils ne m'ont pas fait la moral, ils fument eux aussi, mon père a commencé au même âge que moi, et ma mère, devait arrêter à cause d'un gros problème au dents, et elle fume toujours. Ils m'ont demandé depuis quand, pourquoi, ... Ils m'ont dit, vaut mieux que tu arrête enfin essaye maintenant surtout que je suis Asthmatique. Mais le problème, c'est que je n'ai pas envie, j'y suis pas accro, je peux m'en passer, mais c'est mon truc, ça "m'aére l'esprit". Je sais que je devrais arrêter pour ma santé, mais depuis toute petite, on me dit, fait pas ci, ni ça et ça me gonfle. En ce moment, je suis en grosse réfléxion. J'en ai parlé mais j'ai des amis qui me disent oui, mais le problème, c'est qu'ils n'ont jamais fumé, ils comprennent pas pourquoi j'en ai besoin et d'autres qui me disent, fais ce que tu veux. Bref, ça aide pas trop.

Sinon mon année de Term est aussi l'année ou je sors le plus. Ou j'ai découvert presque tout. Première cuite, premier baiser, cette été, première fête, première chicha, ...

L'année aussi, ou j'ai de gros coups de "blues". J'ai toujours pas confiance en moi, je me dis que je sais rien faire. Dès que je touche à quelques chose, le dessin, l'écriture, la musique, le sport, je suis nul. Enfin pas nul, mais j'ai pas encore trouvé mon domaine de prédilection. Je me dis aussi que je sers à rien. J'ai l'impression d'être que celle qui fait rire les autres (c'est sympa mais depuis la primaire, même si là je sais que mes amis le font gentiment, c'est pesant dès fois), je voudrais être celle a qui on se confie, à qui on peut parler de tout.

Bref, voilà mon adolescence, elle est loin d'être finit. Je me cherche encore, je me demande ce qui cloche chez moi pour ne pas avoir de petit copain (17 ans et toujours pas copains alors que toute mes amies en ont eu un) Même si on me dit que je suis géniale, sympa, gentille, mignonne, j'en trouve pas. Je dois pas plaire, ou faudrait que j'y mette du mien mais j'ai du mal à approcher les garçons, timidité.

Une adolescence loin d'être passionnante.

Bisous

2/22/2011 . Edited 2/22/2011 #29
Freia72

Je n'ai pas eu l'impression, sur le coup, d'avoir eu une adolescence terriblement difficile à vivre et quand j'y repense maintenant, c'est plutôt avec la nostalgie de la vie "facile", naïve, au jour le jour.

Ce que j'ai le plus mal vécu, ça a été les deux premières années de l'école primaire : je venais d'une autre ville, je n'avais pas été à la maternelle et j'étais considérée comme la "boniche" de la classe. Tout à changé (heureusement !) le jour où j'ai piqué une colère monumentale contre l'une des "grandes gueules" de la classe : elle est devenue ma meilleure amie immédiatement après, jusqu'à ce que nous changions toutes les deux d'école. S'il y a une personne que j'aimerais retrouver un jour, de tous mes camarades de classe, ce serait elle !

Ma "crise" adolescence, je l'ai faite très tôt : je crois que mes 11/12 ans ont été les pires moments qu'ont dû supporter mes parents, avec des crises à propos de tout et n'importe quoi. Après, je me suis calmée lentement mais sûrement. Sinon, je me souviens de la peur de grandir : refus farouche de changer et de ressembler à une femme, d'où un look garçon manqué prononcé jusque vers 16/17 ans. J'ai mis beaucoup de temps à évoluer sur ce chapitre et j'y suis allée graduellement : bijoux (une collection de boucles d'oreilles affolante, je vous recommande les grands anneaux en caoutchouc turquoise...), fringues de plus en plus ajustées, talons un peu plus hauts, puis plus hauts, abandon progressif du jean et découverte timide du maquillage. Je fait que j'ai évolué dès mes 14 ans dans un milieu "archeo" et que j'ai fait des études longues explique peut-être la maturation un peu lente (en revanche, j'ai été très vite calée sur les alcools, grâce aux expérimentations des chantiers de fouille... j'ai, depuis ce temps là, beaucoup oublié ; j'ai aussi lu la Guerre des Gaules en latin et sans trad sous la direction de mon petit ami de l'époque... qu'est-ce qu'on ne ferait pas par amour ! une page lue = un baiser : c'est dingue comme c'est écrit petit, l'édition Budé !).

Ce dont je suis sûre, c'est que j'ai vécu la fin du lycée et l'entrée en école et à la fac comme une libération : c'était pour moi l'occasion de tout reprendre à zéro. Je n'avais pas beaucoup d'amis avant : je suis d'un naturel timide et je n'avais pas été à la maternelle, puis j'ai changé deux fois d'école et les groupes étaient déjà formés. Après le bac, nous étions tous logés à la même enseigne, j'étudiais ce que je voulais et j'ai pu profiter de l'offre incroyable de cours possibles sur Paris dans les différentes UFR de la fac où j'étais rattachée : il suffisait d'aller voir un prof, de demander à assister au cours et hop ! on apprenait des tas de choses en plus de ses matières obligatoires ! le rêve ! Mes amis proches, je les ai tous rencontrés à ce moment là et je n'ai gardé aucun contact du lycée, même si je retrouve parfois par hasard avec un grand plaisir d'anciens camarades de classe.

2/22/2011 #30
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